lundi 9 avril 2007

Where are you?

Hey you, I'm seeking for you since a long time
I dream of you since I was born
I can feel you sometimes, when I'm lonely
I'm not sad because I know I'll find you
I just have to be patient
For now, I can see some pictures of you

dimanche 1 avril 2007

Le Changement

Une partie importante de la sagesse et de la connaissance consiste à ne plus vouloir transformer les gens en ce qu'ils ne sont pas, mais à accepter ce qu'ils sont, à comprendre leur expérience de vie.
[Fun-Chang] [+]

Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous.
[Gandhi] [+]

Le serpent qui ne peut changer de peau, meurt. Il en va de même des esprits que l'on empêche de changer d'opinion : ils cessent d'être esprit.
[Friedrich Nietzsche] [+]

Rien n'est permanent, sauf le changement.
[Héraclite d'Ephèse] [+]

Vivre c'est changer et changer c'est vivre. C'est pour cela qu'il faut accepter le changement et non le fuire. Par changement, on peut entendre également nouveauté, différence, transformation, déménagement, migration, départ, arrivée. Il arrive que l'on aspire au changement, et il faut profiter de ces éclairs de clairvoyance car ils ne durent pas. En fait, la capacité de survie d'une personne, ainsi que sa capacité à vivre dans de bonnes conditions dépent de sa capacité d'adaptation. Il faut épouser les lignes de la vie, et se soumettre au changement, de la même manière que l'eau se soumet aux formes du terrain sur lequel elle ruisselle. Plus on a subi de ruptures dans sa vie, et plus on est apte à l'appréhender. Perdre une maison, un ami, un proche, un animal, un objet, peut être dramatique pour quelqu'un qui n'est pas habitué au changement. Au contraire une personne avec une grande capacité d'adaptation ou (ce qui revient au même) une grande éxpérience de la vie accepte beaucoup plus facilement cette même perte. Cela ne signifie pas qu'une telle personne est insensible, au contraire, elle est beaucoup plus sensible aux évenements et aux changements, mais elle sait en tirer parti, s'adapter, accepter et repartir. Cela ne signifie pas non plus qu'il faut baisser la tête et accepter servilement son destin. Il n'y a pas de destin, juste des choix et des opportunités.

Le Petit Ramoneur

Il était une fois, dans une froide et grise ville de Silésie, un petit ramoneur, plus sale encore que la plus sale des cheminées. Il faut dire que dans sa triste ville, l'hiver durait depuis bien longtemps, la nourriture començait à manquer, et l'eau était bien trop froide pour que notre petit ramoneur puisse se laver. Les gens étaient tous désespérés, et les rats envahissaient la ville, mais le petit ramoneur, lui gardait une lueur d'espoir au fond de son coeur. Il ne pouvait pas travailler car dans chaque maison un feu était allumé, mais il aimait se promener sur les toits, et regarder les volutes de fumée se perdre dans la blancheur du ciel. Ses pas crissaient dans la neige épaisse, et bien souvent il dégringolait des toits, dans une avalanche soudaine, et aterrissait légèrement dans la neige. Il adorait glisser ainsi, c'était pour lui encore plus amusant que de faire de la luge. Quand il avait très froid et que le vent ne soufflait pas trop fort il se collait aux cheminées, et se laissait envahir par la bienfaisante sensation de chaleur. Il vivait et survivait ainsi, se nourrissant de ce que l'on voulait bien lui laisser, car l'hiver avait emporté sa famille avec lui. Il se souciait peu des lendemains, et s'accomodait de sa vie solitaire et sans besoin. A vrai dire, depuis que cet hiver quasi éternel s'était installé, il ne grandissait plus, et ne changeait plus. Son seul regret était de ne plus pouvoir ramoner, et il se surprenait parfois à s'ennuyer. La vie ne lui souriait pas mais lui souriait à la vie, il s'avait qu'il devait continuer à vivre, et qu'un jour quelque chose lui arriverait, quelque chose qui changerait sa vie, sa ville, et le réanimerait enfin, et qu'il ne s'ennuyerait plus jamais.
Ces derniers, le petit ramoneur sentait le changement venir, et un pleinitude attendue s'emparait de lui. Une pleinitude qui avait des allures de calme avant la tempête. Et effectivement, un matin, à son réveil, le petit ramoneur fût envahit par une sensation étrange. Quelque chose clochait, quelque chose était inhabituel. Il leva les yeux, et vit un magnifique ciel bleu, et au centre, le soleil, qui rayonnait. Oui, c'était ça, pour la première fois depuis bien longtemps, il avait moins froid. Peu à peu, les habitants envahissaient les rues, et observaient l'été qui revenait. Un oiseau se posa sur une cheminée, près du petit ramoneur. Une hirondelle.
Et pourtant, quelques jours plus tard, le petit ramoneur se rendit compte qu'il n'était pas heureux. Les gens, autour de lui, étaient pris d'une soudaine euphorie, et il remarqua une chose. Alors que durant l'hiver il avait été le seul à ne pas travailler, il remarquai qu'il était maintenant le seul à travailler. La chaleur augmentait de jour en jour, et il pouvait maintenant mettre des habits plus court. Il s'occupait des cheminées, quartier par quartier. Après cet intérminable hiver, elles étaient toutes horriblement sales, mais après le passage du petit ramoneur, elles reluisaient de propreté. Il ramonait, et ramonait encore. Il faisait maintenant une chaleur estivale, la température semblait s'être stabilisée, mais les gens ne reprenaient pas le travail. Beaucoup campaient au bord de la rivière qui coulait près de la ville, depuis la fonte des glaces, l'eau était délicieuse, et ils se baignaient ou péchaient à longueur de journée. D'autres étaient dans les champs, ils récoltaient les fruits et les légumes qu'ils trouvaient, chassaient de petits animaux, et mangeaient sur place, en pique-niques improvisés.
Et un beau jour, ce qui devait arriver arriva, le petit ramoneur avait nettoyé toutes les cheminées de la ville. Il imita ses congénères pendant quelques jours, se baignant, et se reposant, mais cette vie amorphe et sans changement ne lui plaisait guère. Il prit alors une déçision. Maintenant que le changement était entré dans sa vie, il n'en ressortirait plus. Maintenant que sa vie l'avait changé, il changerait sa vie. Il rassembla donc le peu d'affaires qu'il avait, et parti à l'avanture. Il n'était plus le petit ramoneur, car depuis que l'hiver était parti, il avait recommencé à grandir, et il était maintenant un jeune homme, qui avait tout à apprendre. Maintenant, il était simplement l'étranger.
Sa vie de Bohème lui plaisiat chaque jour un peu plus. Il traversait les champs, les prairies, les forêts, il mangeait ce qu'il trouvait: des fruits, des céréales, des baies, des légumes, et quelques petits animaux qu'il attrapait. Parfois il frappait à la porte de fermes perdues au milieu de nul part, et y demandait l'hospitalité pour une nuit. La plupart du temps il était accepté et repartait même avec du pain, des oeufs ou du fromage. Il découvrait des quantités de choses, et il apprenait énormément au contact de la nature et des hommes. Il lui arrivait de réster quelques jours dans un village, et de participer aux moissons, ou aux battues dans la forêt, et à force de menus travaux il avait fini par gagner un peu d'argent.


**Suite en cours**

Simplement quelques phrases

-Chaque personne sur Terre a un but, qu'elle le sache ou non, mais il est étrange de constater le nombre de personnes dont le but et de nous nuire, et le nombre de personnes dont le but et de nous aider.

-La liberté n'est pas forcément où on le croit, elle est bien souvent illusoire, malgré ce que l'on aimerait penser. Croire que la liberté c'est lorsqu'il n'y a plus de règles c'est se tromper.

-La perfection c'est le fait qu'elle ne soit jamais atteinte.

-Il est clairement établie que l'âme n'est pas immortelle, pas éternelle, car rien n'est éternel. Pourtant un nombre incalculable de gens l'ont cru, l'ont fait croire, ou l'espèrent, et des centaines d'idées ont émergées sur l'au-delà, le monde après la mort. Réincarnation, paradis, palais merveilleux, jardins luxuriants ou univers parallèles, l'esprit humain fût bien fécond à ce sujet. Si je croyais à ces choses je me dépecherai de me suicider pour découvrire ces merveilles inéstimables. Hélas je n'y crois pas (encore?) et je me contente de penser qu'après la mort il n'y a rien, le néant, et que c'est ce qui donne à la vie sa valeur.

-Plus ça va,et plus je me rend compte que les maths c'est compliqué, que la physique c'est compliqué, que les langues c'est compliqué, que la philo c'est compliqué, que les gens sont compliqués, que les filles (surtout!) sont compliquées, bref que la vie c'est compliqué. Et après coup je me rend compte qu'en fait plus ça va et plus la vie est simple, horriblement simple, seul les gens restent ou plutôt paraîssent compliqués.

La Plume

La plume débute sa vie à l'éclosion. D'abord un léger duvet gris elle se métamorphose peu à peu pour devenir la majestueuse parure du cygne ou la fière roue du paon. Aussi simple qu'une feuille elle se décline pour tous les goûts: un blanc immaculé pour la colombe, un rose tapageur pour le flamant. Assemblées par centaines elles protègent du plus glacial des froids. Aérienne, c'est grâce à elle que l'oiseau prend son essor. C'est ainsi qu'elle passe de l'aire à l'air. Cependant sa faiblesse est de se faire facilement arracher.
Seule, elle se courbe sous le vent car d'une grande flexibilité. De sa douceur elle chatouille les doigts les plus grossiers. Sa légereté lui permet de s'envoler. A d'autres elle permet de s'évader, ne craignant que le soleil. Son pire ennemi est le plomb car il est son contraire et c'est lui qui l'arrache à la chair.
L'homme ne peut s'en passer. Dans l'empenage des flèches elle sème la mort faisant voler les traits meurtriers. A l'état de duvet elle accueillee patiemment les têtes ensommeillées. D'aucuns l'utilisent comme le plus simple des ornements car son aspect et ses couleurs la distinguent suffisamment. Parfois elle se fait un sang d'encre, alors, elle signe des traités ou accompagne les écoliers. Car elle est faite d'une tige solide sur laquelle sont fixés des poils mobils. Son apparence de feuille lui rend son naturel. Elle ressemble beaucoup à une queue d'écureuil car les deux forment une courbe aussi pure qu'elle est souple et voluptueuse.
Tel Plume, personnage inventé, elle est souvent égarée, et dans son apparence de larme elle décrit un chute remarquable, d'une longueur insensée.

Ma Planète!




Qu'est-ce qui dérange le plus d'après vous? Quelle est la chose qui a le plus dérangé, qui dérange le plus, et qui dérengera le plus? Un indice? Des millions de personnes ont perdu la vie, pour qu'elle demeure cachée ou secrète, ou parce qu'elle était cachée et secrète. Elle a tué, elle blesse et elle dérange. Au nom d'elle je vous le dit mes frères, elle est dangereuse, pire que la dynamite. Certains l'utilisent en sérum, d'autres la taisent et d'autres encore la fuient comme la peste. De touts temps, elle fût persécutée. Oui je pense que nous sommes tous d'accords, il s'agit bien de la vérité. Aujourd'hui, je veux hurler cette vérité, toutes les vérités, LA vérité. Demain je la cacherai, comme tout le monde. Elle m'exaspère, tout le monde la cache, mais tellement mal... que ça en devient ridicule! Pourquoi les gens n'ouvrent-ils pas les yeux une bonne fois pour toute? Si je devais dire à chacun la vérité, je serai la personne la plus détéstée au monde. Pourtant elle est bien là, elle s'impose à moi, elle me poursuit, mais il faut la taire, car en ce monde, dire la vérité, c'est représenter le mal. J'en dirai une pourtant, en hommage à une certaine "inconvenient truth". Que sommes-nous par rapport à l'univers? La comparaison est inimaginable, cette différence est inconcevable pour l'esprit humain. Un grain de poussière dans un gigantesque désert de rochers, c'est là que nous vivons. Et que faisons nous? Nous détruisons ce grain de poussière, par pur égoïsme, parce que nous préférons vivre en profitant le plus possible de notre misérable petite vie, plutôt que de nous préoccuper de ce que nous léguons à nos enfants. Après tout, qu'est ce qu'on en a à faire, que l'humanité s'arrête dans une ou deux générations, ça n'est pas notre problème, nous on ne sera plus là. La Terre, les plantes, les animaux, les glaciers, les océans, les fleuves, les rivières, les forêts, les rochers, cela importe peu, l'écologisme c'est ridicule, c'est mignon mais sans plus, c'est bassement matériel comme préoccupation.

Un jour parmi tant d'autres

Chaque jour n'est qu'un jour de plus qui passe. Parmi les milliers de jours que nous avons à vivre, un jour ne représente rien. Et chaque jour n'est qu'un jour parmi tant d'autres, donc aucun jour ne représente quelque chose aux yeux de notre vie. Donc notre vie n'a aucun sens. Et pourtant... nous savons tous que cela est faux. Le problème est qu'en fait nous oublions bien vite ces jours qui représentent chaqun leur importance. Pourquoi? Car ces jours, nous les vivons, nous n'éssayons pas de les apprendre par coeur. Lorsque l'on se lève le matin, on ne se lève pas pour réfléchir aux jours précédents, nous nous levons pour vivre pleinement ce nouveau jour qui s'offre à nous. C'est ce qui fait l'intéret de chaque jour de notre vie, qu'il soit triste, heureux, joyeux, éxtatique, hystérique, délicieux, infernal ou vide. Or il est bien de pouvoir se rappeler de certains jours, même du jour le plus banal, pour avoir au moins l'impression d'avoir éxisté. Et le meilleur moyen pour se rappeler d'un jour, c'est de le décrire, de l'écrire, les paroles s'envolent, les écrits restent.

Un jour de cette année? Aller au lycée, prendre le bus, manger à la cantine, acheter un sandwich, s'asseoir à une table et faire ses devoirs, discuter, rigoler, aller voir des amis qui ne sont pas dans sa classe, attendre le bus. Se lever tôt, aller au cinéma, voir ses amis, aller chez eux, les accueillir chez soi, aller en ville, faire des grillades au colorado, lire, regarder la télé, faire du vélo, se bagarer avec ses frères et soeurs, écouter de la musique, parler sur msn, téléphoner, dessiner, écrire, faire des soirées, s'amuser, être seul, s'ennuyer, conduire, aller à la plage, manger un kebab, se questionner, questionner les autres, se faire questionner, aimer, détéster, étre aimé ou détésté, craindre le regard des autres ou le défier, étre fier avoir honte. Tellement de choses oubliées, perdues à jamais, et pourtant on ne s'en porte pas moins bien. Un jour reste un jour, c'est le moment le plus important de notre vie au moment où on le vie, et c'est une chose sans importance lorsque l'on a fini de le vivre. Si on devait mourir demain, que ferait-on aujourd'hui?

L'homologue

Cela fait quelques temps déjà que je m'intéresse aux Hommes. Il y a deux ans on m'a nommé homologue du Roy. Très honoré par ce titre, j'ai décidé de me consacrer corps et âme à l'étude des Hommes, afin de pouvoir peut-être un jour établir le contact avec l'un d'entre eux. Les Hommes sont des animaux séxués, il y a des mâles, les hommes, et des femelles, les femmes. Ce sont surement les êtres les plus étranges de l'univers, leur vie est fondée sur le regret. Ils regrettent d'être nés, il regrettent de devoir mourir, ils regrettent ensuite tout ce qu'ils font et tout ce qu'ils ne font pas. L'apogée de leur système du regret se trouve au niveau de leurs relations sociales. Les Hommes s'organisent en familles, en réseaux d'amis et en couples. Ils adorent toutes les personnes de leur famille mais bien souvent au lieu de le dire ils font croire le contraire. Leurs amis, ils les aiment autant que leur famille, parfois plus encor, or ils ne cessent de leur dire des choses qu'ils regrettent avoir dit, et ils sont déçus par tout ce que leur disent leurs amis. Ils décident parfois de mettre un terme à certaines amitités, mais ils le regrettent aussitôt. Mais ce qui leur apporte le plus de regrets, c'est l'amour. En général, ils commencent par aimer la personne la moins susceptible de l'être, ils rejettent toutes les autres possibilités, ce qu'ils regrettent évidement plus tard. Ensuite, regrettant d'avoir choisi la personne qu'à coup sur ils ne pourront avoir, ils redirigent leurs sentiments sûr une autre personne. Mais ils se rendent compte, que cette personne n'est pas non plus la bonne personne, ils répétent donc cette opération de nombreuses fois jusqu'à arriver enfin à une personne prête à leur rendre leur amour. Ils décident donc de former un couple, ce qu'ils vont regréter au bout de quelques temps. Un couple est l'union de deux personnes de sexe opposés fondée sûr le regret. Bref, rien de plus étrange que le comportement des Hommes. J'aurais pu arrêter mes recherches après avoir tiré cette conclusion, mais je n'en fis rien, persuadé de ne pas avoir découvert l'entière vérité. C'est alors que je fis une découverte des plus intéressantes, je découvris une catégorie d'Hommes qui ne regrettaient pas. Je passai de longs mois à étudier ces exceptions, puis je compris d'où leur venait cette capacité à ne pas se lamenter sûr leur sort, ces personnes avaient compris. Oui ils avaient compris que tristesse et regrets ne leur apportaient rien. Généralement ces personnes avaient subi des éxpériences plus ou moins choquantes telle la perte d'un proche ou un accident. Quoiqu'il en soit ces personnes étaient bien plus à même de donner un sens à leur vie et de rendre leur personne intéressante. Je compris alors que l'humanité n'étais pas vouée à l'échec, car n'importe quel Homme peut devenir une de ces personnes si un évenement lui fait comprendre qu'évoluer en ce sens lui permet de s'approcher de la Vérité.

L'ame soeur

-Âme soeur, si tu es là frappe trois fois...
-*silence*
-Âme soeur, pourquoi te caches tu donc?
-Je ne me cache pas
-Alors pourquoi je ne te trouve pas?
-Parce que tu ne me cherches pas
-Ma vie est ta quête
-Alors ta quête est vaine
-Vaine? vaine... tu ne m'es d'aucune aide finalement
-Pourquoi t'aiderais-je?
-Je ne sais pas
-Tu ne sais pas... mais que sais tu? Tu ne sais pas qui tu es, tu ne sais pas pourquoi tu es là, tu ne connais pas la raison de ta naissance, pas plus que tu ne connaîtras celle de ta mort, tu ne sais pas pourquoi tu m'aimes, mais tu ne sais pas pourquoi tu ne devrais pas m'aimer, tu ne sais pas ce qu'est l'univers, tu ne sais pas où ta mort va t'entraîner, tu ne sais pas en quoi ta vie est utile, tu ne sais pas en quoi elle est inutile. Tu ne sais rien.
-Pourtant je suis là
-Oui, hélàs
-Et je te cherche
-Mais tu ne sais pas chercher
-Peu m'importe, je te chercherais jusqu'à te trouver
-Ainsi tu es tenace, je vais t'aider à me trouver: tu dois ouvrir ton coeur
-Mon coeur?
-Oui
-C'est difficile
-Je n'ais pas dit que c'était facile
-Mon coeur est... comment dire... comme rouillé
-Oui, tu es comme les autres
-Comme l'enfer?
-Oui comme l'enfer
-Son coeur est rouillé à lui aussi?
-Il est comme toi, il l'a gardé fermé trop longtemps
-J'aurais dû y penser plus tôt
-Tes remords ne changerons rien au fait
-Oui, mais maintenant, mon coeur s'émiette
-Exactement, il se brise, s'effrite, se désagrège
-Tu devais m'aider, pas me tuer!
-Je ne tue personne
-Mon coeur!
*Une rafale de vent emporte un tas de poussière rouge, ce qui autrefois fût un coeur clos"
-Regarde ton coeur s'envoler, n'est-il pas magnifique?
-Mon coeur...
-Ton coeur était clos, grâce à moi il éclos
-Il éclos?
-Tiens regarde! Le vent a tourné, comme ta chance!
-Mon coeur revient!
-Tu oublies quelque chose, ton coeur m'appartient
-Oui, mon coeur... t'appartient...
-Mon coeur va acueillir le tien
-Et moi? que vais-je devenir?
-Ton coeur éclos!
-Qu'est-ce que je vais devenir!?
-Une partie de moi-même
-Et toi?
-Une partie de toi-même